jeudi 12 janvier 2012

Ma lettre a eu une réponse...

Je vous montre d'abord ma lettre et dans un nouveau post la réponse...




Annette Rosengren
Av. d’Auderghem 157
1040 Bruxelles
GSM: 0477 99072
Hôpitaux Iris Sud
Site Etterbeek Ixelles
Rue Jean Paquot 63
1050 Bruxelles
A l’attention du responsable unité urgences, Dr. D. Chochrad
C.C. Directeur Médical de l’hôpital, Dr Jean-Paul Mullier
C.C. Françoise Bertiaux, Echevine Santé, Commune d’Etterbeek
Docteur,
Voici que s’approche une date fatidique pour moi, le 17 décembre. A cette date, en 2009, j’ai été transportée aux urgences dans votre hôpital malgré mes symptômes, qui étaient ceux classiques d’un infarctus, que vos services sont incapables de traiter. Du fait de cette première erreur de l’ambulancier et du manque de traitement et même d’attention minimale de la part de votre personnel, mes séquelles sont telles (aujourd’hui fraction d’éjection 28%, pareille qu’à ma sortie des soins intensifs à St. Pierre) que je n’ai pas travaillé pendant 2 ans, je ne travaillerai probablement plus. Une commission d’invalidité prendra probablement le 1er février prochain une décision d’octroi d’une pension d’invalidité. 
Je suis en effet restée 5 heures dans votre salle d’urgences sans autre traitement que des tranquillisants. L’ambulancier avait lancé à l’entrée de la salle: «voici une femme, 50 ans, ce sont les nerfs».... Après presque 5 heures, d’après mes souvenirs peu clairs à cause des tranquillisants, juste après que l’infirmière avait envoyé ma fille à la maison en lui disant «ta mère a besoin de dormir, c’est tout», il y a eu un changement d’équipe, j’ai perdu connaissance, et quelqu’un, probablement de la nouvelle équipe, s’est rendu compte de mon infarctus et m’a fait transporter jusqu’à St. Pierre où j’ai reçu le traitement qu’il fallait, mais un peu tard.
Par la suite, je me suis rendue compte que beaucoup de femmes ne sont pas traitées pour leurs infarctus ou le sont très voire trop tard. Dans certains pays, mais pas la Belgique, c’est un sujet à grands débats. Pas seulement dans le monde médical mais aussi parmi le grand public, et s’installent peu à peu une meilleure information et une meilleure prise en charge. Déjà il y a des réalisateurs qui ont fait des films, des séries télé, il y a des campagnes d’information dans lesquelles se lancent actrices, chanteuses, politiciennes et autres femmes connues, il y a des bijoux qui se vendent au profit de la recherche dans les infarctus féminins. S’inscrivant dans cette optique de diffusion d’information sur le sujet, je suis en train d’écrire un livre pour, d’une façon scientifique mais intelligible pour «toute une chacune»,  informer un très grand public (le livre sortira au moins en 3 langues) des risques et périls qu’encourent les femmes, comment les éviter, comment survivre aux maux créés par des préjudices dans le personnel médical et paramédical.
Ma propre expérience ne sera pas au centre de ce livre, mais il est clair que mon séjour aux urgences d’Ixelles y sera rapporté dans toute sa cruauté. Je pense moi-même qu’il y a eu erreurs médicales, mais c’est à voir. Certainement il y a eu manquement au devoir de porter secours et sans aucun doute il y a eu des impolitesses de la part de votre personnel qui s’est comporté peu professionnellement.
Je vous écris maintenant dans un souci de véracité. Je voudrais ne rien écrire qui ne soit pas vrai et qui n’aie pas auparavant été sujet de discussion avec les personnes qui figureront dans mon livre, votre personnel en garde ce fameux 17 décembre au petit matin.
Vous savez peut-être que votre service d’urgences a une mauvaise réputation parmi Mr et Mme ‘Tout le monde’, mais certainement aussi parmi de nombreux médecins. Dernièrement même mon dentiste qui m’a rapporté des choses qui mériteraient lumière, mais bon, cela ne sera pas le sujet de mon livre. Par contre, mon livre est pour vous une chance pour corriger quelques erreurs et y compris cette mauvaise réputation et de vous assurer, ce qui est mon but, qu’aucune autre femme présentant un infarctus ne sera dans l’avenir prise pour une hystérique dans vos services. Cela mérite la collaboration il me semble. 
Je vous invite donc à m’aider à organiser une réunion avec le personnel qui était de garde cette nuit là. J’essayerai ensuite de faire participer également les ambulanciers, parce qu’il est tout aussi important que les femmes avec un infarctus soient bien diagnostiquées par eux aussi. Je vous promets de venir sans aucun esprit de vengeance. Ce qui doit compter pour vous comme pour moi, ce sont 2 choses: que mon récit soit le plus proche de la vérité, sinon cela serait de la diffamation, et que plus personne dans vos services ne soit mal diagnostiquée pour un infarctus.
Je vous remercie de bien avoir voulu me lire jusqu’à la fin, vous Docteur ainsi que les personnes en copie, et je vous prie de me contacter au plus vite pour mener à bien cette collaboration.
Dans l’espoir de vous lire bientôt,
Bien à vous,
Annette Rosengren
Avenue d’Auderghem 157
1040 Etterbeek 
GSM: 0477 990720

mercredi 14 décembre 2011

Il est bientôt l'heure...

...bientôt il fera 2 ans pile poil que je me suis trouvée aux urgences de l'hôpital Ixelles avec un infarctus que personne (du corps médical) voulait croire. Il est temps qu'enfin je me mette aux plumes pour dire à l'hôpital ce que je pense, de mettre de côté mes angoisses (l'entraînement est là, mais est-ce que cela va tenir, sans coach et donc sans stress sans arythmies sans insomnies?). Cela doit tenir, parce que c'était déjà trop de laisser trainer cela, combien de femmes se sont éteintes dans cette salle d'urgences depuis, et surtout combien de femmes vont s'y éteindre par la suite si je ne me rassemble pas les couilles (vous voyez bien sûr l'image bien distincte) pour dire ce qu'il faut dire. Je rêve depuis 2 ans de comment je vais les massacrer intellectuellement, mais ils me font toujours peur, ces bureaucrates médicaux pire que de là d'où je viens, ceux qui ne voient rien, ceux dont les yeux sont vides, ceux qui ne veulent rien voir, celles qui crient pour vous gronder comme un enfant (mais enfin, j'ai plus de 50 ans!), respirez, respirez, respirez bon sang (c'est impossible avec un infarctus, mais les infirmières ne veulent pas savoir cela), celles qui croient que toute femme de 50 ans est hysterique et ne demande pas mieux que des tranquilisants. Ces tranquilisants qui ne font qu'on ne peut plus réagir, qui ont fait que mes plaidoyers dieu sait qu'ils étaient insistants, se sont arrêtés, qui m'ont enveloppée d'un nuage gris, bien que mon coeur faisait toujours aussi mal en-dessous du nuage, qui m'ont fait accepter le grand rocher imaginaire qui m'écrasait la poitrine comme  quelque chose de naturel...J'aimerais qu'ils consultent leur bouquins avant de croire un ambulancier qui lance á la salle - comme à la criée au marché - voilà une femme 50 ans, ce sont les nerfs (ce qui comme à la criée voulait dire aux médecins, restez tranquilles, il n'y a pas de feu, vous n'avez pas d'autres poissons, clients, patients, mais cela n'est pas une raison pour vous occuper de celle-là...). Mais je vous assure, même si j'ai peur - peur, pas des autres, mais peur de la manque de force de mon coeur - cette lettre là je vais l'écrire au directeur de l'hôpital, et il partira demain, j'ai trop trainé déjà, cela a peut-être eu des conséquences pour d'autres femmes....

jeudi 24 mars 2011

Bienvenus les amis

Voilà, je suis devenue bloggeuse. Je n'ai aucune idée où cela va m'emmener - et vous non plus - mais l'idée est partie du fait que je me devais de tenir grand monde au courant maintenant que je pars en cure dans le Montenegro - et ce moyen m'a paru plus facile pour moi, tant pis si c'est plus difficile pour vous. Vous êtes les bienvenus pour vous y inscrire et recevoir ainsi notifications quand il y a des nouvelles de moi. Ce blog en français est parallèle à mon blog en danois (www.loestogfast.blogspot.com), mais reste parallèle et rien de plus - je ne fais pas de traduction en dehors du travail ! J'ai toujours été admiratrice de la littérature épistolière du 17ème - voilà une occasion pour la pratiquer ;-))
A bientôt
Annette